Retournerons-nous à Arcachon ?

Ce week-end c'est décidé, on part sur la Côte...

De Soulac à Anglet, la « Côte d’Argent » offre un paysage sauvage de longues plages et de dunes et quelques prestigieuses stations balnéaires du Sud-Ouest. Parmi elles, Arcachon.

©Bernard Blanc/Flickr

« Le Bassin d’Arcachon a la double particularité d’être le plus large plan d’eau de la côte atlantique et d’être ouvert sur l’Océan. (…) À mi-chemin sur le littoral, le Bassin d’Arcachon est un lieu d’enfermement à la manière des îles qui nous renvoient à nous-mêmes. N’est-il pas une sorte d’île où l’eau serait au milieu et la terre tout autour, elle-même frangée de landes qui furent longtemps aussi hostiles à l’homme que la mer elle-même ? Le Bassin est longtemps resté un « pays » lointain, presque isolé. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’on lui applique les qualités que l’on accorde aux îles. (…) On désire le Bassin pour les mêmes raisons qu’on désire les îles : par goût de l’exotisme ou de l’archaïsme, parce qu’il est marin et qu’on l’imagine différent d’un continent trop domestiqué, parce qu’on s’approprie le Bassin avec la même facilité qu’une île déserte où l’on aurait, un jour, débarqué. »[1]

Tandis que nous nous languissons de la saison estivale et des joies littorales, le bassin, lui, respire.

 « Ils avaient loué une maison à deux pas de la place des Palmiers, à l’orée de la forêt, à deux pas d’une dune. Le type d’emplacement menacé d’ensablement et où, par grande chaleur, on étouffe. Tout les a enchantés : la maison même, basse, dominée par les pins et entourée d’hortensias, les trajets à bicyclette jusqu’à la plage du Moulleau ou des Abatilles, les parfums mêlés d’iode et de varech, de résine et d’aiguilles de pin, l’exploration de ces merveilles d’architecture que sont tant de villas de la Ville d’Hiver – des merveilles d’architecture et de condensé de roman. Quant aux bains, ni l’un ni l’autre ne sachant nager, ils en jouissaient par procuration en regardant leur fille, aux dispositions sportives et au tempérament aquatique, se métamorphoser sous leurs yeux en étoile de mer. »[2]

Comme Chantal Thomas, nous nous remémorons nos propres souvenirs de vacances et avec eux surgit l’émotion d’une époque que l’on sent révolue.

Alors nous nous demandons, retournerons-nous à Arcachon ?

 

À lire : Petite histoire du tourisme sur la Côte d’Argent, Charles Daney, éditions Cairn.

[1] Petite histoire du tourisme sur la Côte d’Argent, p.11-12

[2] p.84

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