l’incroyable histoire de la route d’Espagne

9782954309354

René Arripe, amoureux de sa région, nous raconte l'incroyable histoire de la mythique route d'Espagne qui relie Laruns au col du Pourtalet. Un texte fouillé et une iconographie riche donne tout son intérêt à cet ouvrage de référence.

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4em de couverture:

Nombreux sont ceux qui ont emprunté au moins une fois dans leur vie cette pittoresque route de montagne qui mène de Laruns au col du Pourtalet. Sans soupçonner un seul instant son incroyable histoire, et l’adjectif n’est pas trop fort. Elle fut pendant de longs siècles, jusqu’en 1774, un méchant sentier escarpé et hasardeux foulé par les sabots de milliers de bêtes transhumant chaque année et par les pieds des bergers qui les accompagnaient. Par ceux aussi des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, des commerçants-colporteurs béarnais et aragonais, des contrebandiers, et même par ceux de personnages illustres, reines et rois, peintres et poètes, venus de très loin prendre les eaux à Eaux-Chaudes. Grâce au travail colossal des hommes, ce sentier se transforma au fil du temps en chemin et route carrossables. Il faudra toutefois attendre l’automne 1901 pour qu’enfin la route atteigne le col du Pourtalet et rejoigne celle, fraîchement construite elle aussi, provenant de Sallent de Gallego.


C’est donc à l’histoire peu commune de cette route, dite d’Espagne, qui connut en son temps les désastres de la guerre, que vous convie René Arripe dans ce livre. Natif d’Aas, il voue depuis toujours une véritable passion à cette route. Il lui reconnaît avant tout le mérite de faciliter la communication, l’échange et l’union entre les hommes des deux vallées, Ossau et Tena, et deux régions, le Béarn et l’Aragon, s’enrichissant ainsi mutuellement de leur histoire et de leurs différences...

INTRODUCTION
ou pourquoi diantre une publication sur la route du Pourtalet?

Le mercredi 10 juillet 2019, je donnais une conférence au Cinéma de Laruns avec pour thème: «La route d’Espagne, de Laruns au Pourtalet» rassemblant un public nombreux composé en majeure partie de valléens. Beaucoup s’enthousiasmèrent en découvrant, à leur grand étonnement, une toute autre route du Pourtalet qu’ils croyaient pourtant bien connaître! Certains me suggérèrent vivement de laisser une trace écrite de cette soirée d’été. Voilà qui est chose faite à travers les pages qui suivent.
Deux raisons principales m’avaient incité à m’intéresser sérieusement à cette petite et adorable route frontalière unissant la vallée d’Ossau à celle de Tena et, au-delà, le Béarn à l’Aragon. Si la première étant avant tout d’ordre sentimental, la deuxième avait pour but d’assouvir ma curiosité pour tenter de répondre à des questions que n’a jamais manqué de me poser cette route, au cours de mes diverses recherches sur la vallée d’Ossau entreprises depuis plus de quarante ans. Ma curiosité se verra récompensée dès lors que cette route livrera très vite ses secrets enfouis depuis la nuit des temps. La raison de coeur? Elle est toute simple : j’aime cette route! Je l’aime parce qu’elle est pittoresque et sauvage, ne laissant aucune place à la monotonie mais faisant au contraire la part belle à la surprise permanente au détour d’un de ses multiples virages. Je l’aime aussi pour le rôle fondamental qu’elle a joué au fil des siècles et qu’elle continue de jouer avec bonheur encore aujourd’hui au sein des univers ossalois et haut-aragonais.


Je l’aime encore, corollaire à ce qui précède, parce qu’elle est la porte ouverte à un monde différent, voire exotique, du nôtre. Je l’ai compris la première fois que je parcourus en son entier cette route à bord de l’Aronde de Gérard, un client de l’Hôtel d’Ossau à Eaux-Bonnes où ma mère était employée. Je découvris alors la belle aridité des paysages, le village de Sallent de Gllego où les habitants parlaient une langue que je m’efforçais d’apprendre au CEG de Laruns, un restaurant — chez Faure — qui ne donnait à manger que fort tard par rapport à notre midi gaulois et, qui plus est, offrant une nourriture que je ne connaissais pas : la première paella de ma vie. Un délice! Déçu pourtant, mon professeur d’espagnol ayant affirmé en classe que la paella était un plat typique et exclusif de Valencia et sa région, chère à Blasco Ibfiez! Malgré mon jeune âge, je compris alors la chance immense et la richesse que nous avions de vivre aux portes d’un pays étranger au sens propre et qu’il fallait rendre grâce à cette route nous permettant d’y accéder.

Format 16 x 24 cm
Nombre de pages 136
Date de parution juin 2020
Type de brochure broché
Illustrations oui

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